La lutte contre le cancer ne cesse de progresser : « pas de révolution» précise Le Figaro, « mais des avancées à petits pas concernant le dépistage, le diagnostic précoce et les traitements, qui offrent au bout du compte une amélioration significative de la survie après cancer, et même du taux de guérison, un mot jusqu'alors tabou pour les cancérologues, qui refusaient de créer de faux espoirs».
Un rapport de l'Institut national du cancer (Inca) vient en effet d'être publié sur le sujet. Il est basé sur des cas de cancer déjà anciens puisqu'il faut un recul important pour analyser la survie. L'Inca annonce que les données de survie nationales seront prochainement actualisées et permettront de connaître les taux de survie chez des patients soignés après 2000.
Aujourd'hui, toutes les sources aboutissent « à un consensus d'un taux de survie à cinq ans, tous cancers confondus, supérieur à 50%».
Ce taux varie fortement selon la localisation du cancer et son stade au moment du diagnostic. Les tumeurs classées comme étant de bon pronostic, avec une survie des malades à cinq ans supérieure à 80%, sont celles de la prostate, du sein, de la thyroïde, du testicule, de la prostate, le mélanome, la leucémie lymphoïde chronique et la maladie de Hodgkin. Ces cancers représentent 42% des cas diagnostiqués chaque année. Viennent ensuite les cancers de pronostic intermédiaire (33 % des cas), dont le taux de survie à cinq ans est compris entre 20 et 80 %. Dans un ordre décroissant de pronostic, il s'agit des cancers de l'utérus (corps et col), du rein, de la vessie, colorectal, du lymphome non hodgkinien, du larynx, du myélome, de l'ovaire, du cancer bouche-pharynx, des leucémies aiguës et de l'estomac. Quant aux cancers de mauvais pronostic (moins de 20 % de survivants à cinq ans), ils touchent le système nerveux central, le poumon, l'oesophage, le foie et le pancréas.